Ton rapport à l’envie

Le test d’envie pour le jour où un ami réussit

La promotion d’un ami, les photos de sa plage, et ce que tu fais dans la seconde qui suit.Applaudir un ami en serrant un peu les dents, ça arrive à tout le monde.Huit scènes pour voir ce que tu fais de la seconde d’après.

  • 8

    questions

  • 1

    minute

  • 80+

    avatars

Huit questions, sans trop réfléchir. On y va ?

Une bouteille sur la table, une photo de plage, un compliment à placer

Le sourire un peu long, le compliment pesé au gramme, l’appli qu’on ferme. La seconde d’après a ses habitudes, et chaque symbole en cache une.

Qui a gagné,déjà ?

Un ami gagne, un collègue décroche, un fil se remplit. Tu coches ta réaction, ou tu écris la tienne, et personne n’applaudit à ta place.

Le résultat n’intéresse que toi tant que tu ne partages pas son lien privé.

  1. Voir où ça pique

    Huit scènes où quelqu’un d’autre réussit. Tu choisis ta réaction, sans que personne te regarde.

  2. Prendre la bonne piste

    Chaque test a sa piste. Tu prends celle qui t’intrigue le plus.

  3. Remettre la balle en jeu

    Ensuite, tu peux écrire à une Persona et voir ce que ça donne. La vraie félicitation, celle que tu enverras à un ami, attendra son tour.

Dans la seconde qui suit la bonne nouvelle

Un ami t’annonce sa promotion. Tu dis « génial », et entre le mot et le sourire il s’est passé une seconde. Tout le monde a eu cette seconde, personne ne la raconte au dîner. Ce test d’envie gratuit s’y arrête : que fais-tu quand la bonne nouvelle d’un autre tombe sur un jour où tu l’espérais pour toi ?

Les huit situations sont de la vie courante, des photos de vacances, un collègue qui présente ton travail, un ex qui a l’air heureux. L’envie ordinaire n’a rien d’un défaut de caractère, elle s’invite chez presque tout le monde. Ce qui varie, c’est le geste d’après. Une minute suffit pour voir le tien, et une Persona te le raconte à la fin.

Trois des huit situations

Rien d’extrême, des petites piqûres de tous les jours. Réponds comme ça s’est passé la dernière fois.

  • Un ami qui débarque avec une bouteille pour fêter le poste que tu visais.
  • Un fil d’actualité qui n’est plus que plage et coucher de soleil.
  • Le succès d’un rival, et ce qu’il devient chez toi dès le lendemain.

Quand un proche annonce sa promotion, que fait ton sourire ? Le test d’envie y regarde de près

Quand quelqu’un de proche annonce sa promotion, qui est le plus mal à l’aise ? On pense tout de suite à celui qui écoute et cherche son « génial ». Il y a pourtant deux personnes dans la pièce, et l’autre guette le visage en face, content et un peu gêné de l’être. Ce test d’envie s’occupe du premier, huit fois, sur des scènes minuscules : une diapo sans ton nom, des photos de plage, un ex radieux. Il regarde le geste qui suit. La pensée, tout le monde l’a eue.

  • Trinquer sans rien ajouter

    Le verre se lève, le sourire tient, et la phrase qui piquait reste en poche. Tu félicites, tu ajoutes un mot de politesse si on te le demande, et le reste attend le métro pour se dire, tout seul, dans la vitre.

  • Le tire-bouchon, puis l’aveu

    Tu félicites d’abord, de bon cœur, puis tu glisses que ça pique un peu, entre deux gorgées. La phrase sort sans cérémonie. Devant une salle qui multiplie les compliments, tu en fais un vrai, avec un détail, et tu le signes.

  • Ton prénom était sur la diapo ?

    La diapo défile, ton prénom n’y figure pas, et tu laisses passer, l’essentiel étant que ça marche. Le jour où une grande nouvelle arrive sur ta mauvaise journée, un grand sourire couvre le reste. Ta part, si elle se rappelle, se rappelle plus tard et à voix basse.

  • Mauvais jour, pas de feu d’artifice

    Ton prénom manque sur la diapo, et la correction part devant tout le monde, avant la page suivante. Même franchise le jour où la bonne nouvelle d’un proche tombe sur une journée ratée : tu dis que ça va mal, sans feu d’artifice, en une phrase.

  • Stories coupées pour la semaine

    Un doigt sur l’écran et le fil se tait, stories coupées pour quelques jours, photos de l’ex qu’on ne regarde plus. Rien n’est dit à qui que ce soit, et le sujet reste là où il est tombé, éteint, dans la poche.

  • L’hôtel, la crique, l’assiette de poisson

    Les photos de plage appellent un message plein de questions, l’hôtel, la crique, l’assiette de poisson. Le soir même, l’ex apparu dans le fil se raconte à un ami, au téléphone. Ça se partage, et ça se dit à voix haute.

  • « Pas pour moi, tant pis »

    Le livre publié, la boutique ouverte, le marathon couru, et une petite voix range le tout au rayon des choses pas faites pour toi. Devant le rival en avance, tu vois une bonne raison d’arrêter de comparer. La balance reste dans le tiroir.

  • Le tableur, dès ce soir

    Le marathon de quelqu’un d’autre devient ton barème dès ce soir. Face au rival en avance, la gêne tourne en carburant : un plan, des dates, une colonne pour les écarts. La piqûre sert de coup de pistolet au départ.

  • Un like, une note, on passe

    Un like sur une photo, une ligne dans un carnet sur ce qu’on pourrait essayer, un coup d’œil à la façon dont l’autre s’y est pris. La bouteille se débouche, on félicite, on y repense dans le métro. Rien n’est étouffé ni claironné.

Le dîner de la promotion a deux invités qui s’observent, celui qui apprend et celui qui annonce. La psychologie s’est surtout occupée du premier. Niels van de Ven et ses collègues lui ont demandé de se souvenir d’une envie, puis de ce qu’elle lui avait donné envie de faire. Dans leurs trois études, aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Espagne, l’envie qui pousse à monter et celle qui pousse à tirer l’autre vers le bas se vivent différemment, y compris là où la langue n’a qu’un seul mot pour les deux. Reste que ce sont des souvenirs racontés, pas des gestes observés. Pour Smith et Kim (2007), l’envie proprement dite contient de l’hostilité, la bénigne en est exempte.

Celui qui annonce a droit à sa revue, en 1999, dans le même Psychological Bulletin. Exline et Lobel écrivent que battre les autres, même si c’est satisfaisant en privé, peut tendre la relation. Si le vainqueur croit que l’autre se compare et en souffre, son souci peut porter sur l’autre, sur lui-même ou sur le lien. Reste que c’est un cadre bâti sur des travaux antérieurs, qui ne dit rien de quelqu’un en particulier.

Une seconde de gêne a donc deux occupants, et l’un des deux se demande ce que fait ton visage. Les huit scènes de ce test jouent hors championnat. Aucun jury ne les a qualifiées.

Ce qu’il faut savoir tant que le sourire tient

Personne ne monte sur le podium

Le test regarde quatre traits à travers huit situations. Il ne donne aucun score et ne pose aucun diagnostic, il te rend simplement une carte.

La réponse du vrai jour

Choisis la réponse que tu as eue la dernière fois, pas celle que tu aurais aimé avoir. Tu peux cocher ou écrire avec tes mots. Aucune des trois n’est la bonne, et aucune ne se moque de toi.

Une carte, pour après

À la fin, la Persona te demande ton e-mail pour te montrer ta carte. Elle reste ensuite dans ton compte, tu peux la retrouver quand tu veux.