Ce que tu captes chez les autres

L’humeur des autres déteint-elle sur toi ? Le test

Une pièce qui se tend, une voix au téléphone, un collègue renfrogné, et ce qu’il t’en reste le soir.Un soupir à table, un mot coupé court, et la pièce n’est plus la même.Huit scènes pour voir ce qui te reste ensuite.

  • 8

    questions

  • 1

    minute

  • 80+

    avatars

Huit questions, sans trop réfléchir. On y va ?

Dans la pièce, au téléphone, à table

Une porte fermée un peu trop doucement, une voix qui se serre, un silence entre deux piques. On reçoit tout cela à sa façon, et ces symboles en font le tour.

Une humeur,puis une autre

Une voix se serre, une pièce se tend, un collègue ronchonne. Tu coches ce qui se passe en toi, ou tu écris ce que tu ressens.

La carte reste dans ton espace. Elle n’en sort que par son lien privé, si tu le donnes.

  1. Sentir ce qui te traverse

    Huit moments où l’humeur d’un autre entre dans la pièce. Tu cherches ce que ton corps en fait.

  2. Choisir le bon moment

    Chaque test prend un moment différent de la journée. Prends celui qui te parle ce soir.

  3. Reprendre ton souffle

    Le test fini, tu peux continuer avec une Persona, à ton rythme. L’humeur des autres reste dehors, un moment.

À quel point l’humeur des autres déteint sur toi

Certaines personnes entrent dans une pièce et savent, avant que quiconque ait parlé, que quelque chose cloche. Une porte fermée un peu trop doucement, un « ça va » en deux notes. Ce test gratuit regarde ce que tu fais de ces signaux : tu les vois, tu les gardes, tu les renvoies, ou tu passes à autre chose.

Les huit situations sont minuscules, un téléphone, un dîner, une tasse serrée dans les deux mains. On a tous passé une soirée à porter la mauvaise humeur de quelqu’un d’autre en croyant que c’était la nôtre, et aucune réponse n’est la bonne. Une Persona te les pose une à une, ça prend une minute.

Trois des huit situations

Rien de dramatique, des moments qu’on traverse sans y penser. Réponds comme ça se passe vraiment, pas comme tu voudrais que ça se passe.

  • Une pièce où la conversation vient de s’arrêter net.
  • Un ami dont la voix se serre au téléphone.
  • Une longue journée au milieu des gens, et ce qu’il te reste après.

Un voisin soupire dans l’ascenseur, et ce test humeur regarde ce que tu en gardes

L’humeur d’un autre arrive avant ses mots, dans une chaise qu’on tire un peu fort, un soupir au deuxième étage, une voix qui se pose une note plus bas. Ce test humeur ne cherche pas si tu captes : presque tout le monde capte un peu. Il regarde ce que tu en fais ensuite, ce que tu gardes, ce que tu rends, et ce que tu portes jusqu’à la maison sans l’avoir choisi.

  • Le long du mur, jusqu’à la chaise libre

    Tu longes le mur jusqu’à une chaise libre, assez près pour entendre, assez loin pour ne pas avoir à répondre. La conversation reprend. Ce que le silence t’a laissé, tu ne le démêles que plus tard, entre deux stations, en rentrant.

  • Qui a arrêté de parler, et pourquoi ?

    Une phrase est restée en l’air et tu le dis tout haut, avec un sourire pour que ça passe. À table, devant un ticket de parking devenu catastrophe, tu glisses que vu d’ici ça paraît plus petit. Ça fait rire, ou ça reste en travers.

  • Une fourchette bien droite pendant les piques

    Deux personnes s’envoient des piques en gardant le sourire, et tu regardes ton assiette. Au téléphone, tu as écouté, aidé, raccroché. Ça ne s’accroche pas à ta manche. Où va ce qui t’a pourtant traversé une seconde, le soir, au moment de dormir ?

  • Les épaules montent avant la fin de l’appel

    La voix se serre à la deuxième phrase, et tes épaules sont déjà remontées quand l’appel se termine. Au dîner, tu parles avant la pique suivante. On a tous senti une humeur arriver par la ligne, comme un courant d’air dans le dos.

  • Casque sur les oreilles, lumière basse

    Casque sur les oreilles, un mètre de politesse autour du grincheux, puis le soir, une pièce sans voix. Ça repose. Il arrive aussi que la journée continue de tourner dans ta tête, toute seule, sans personne pour la reprendre là où tu l’as laissée.

  • Un dernier verre, un dernier message

    Le café atterrit sur le bureau du grincheux, avec un mot. La journée finie, le dernier verre se commande quand même, le dernier message part vers minuit. Tu rapportes beaucoup de voix chez toi. Où les poses-tu pour la nuit ?

  • Taper plus lentement que le reste du plateau

    Lundi, les claviers s’emballent et le tien ralentit, exprès, parce que ce tempo-là n’est pas le tien. À l’anniversaire, tu ris avec les autres sans rien lancer. Un rythme emprunté se rend vite. Reste ce que tu ferais, seul, avec ton propre tempo.

  • Un week-end à la mer lancé entre deux fous rires

    L’énergie du plateau monte et tu t’y accroches, tu en reprends encore. Quand les rires décollent, un week-end à la mer est lancé avant le café. Le bon rythme t’entraîne, ça se voit. La question serait de savoir qui d’autre a pris l’élan, ou seulement suivi.

  • Un verre en main, une minute pour regarder

    Un verre à la main, tu regardes la pièce une minute avant d’y entrer. Tu écoutes sans te laisser embarquer, tu empruntes un rythme puis tu reviens au tien. Aucune scène ne te tire fort d’un côté. Ce qui te fait vraiment bouger reste à trouver.

L’humeur d’un autre se rattrape en courant, comme un dernier bus. En 1993, Elaine Hatfield, John Cacioppo et Richard Rapson ouvrent leur article sur une femme qui va voir sa mère, pleine d’élan, et qui, quelques répliques plus tard, a le souffle coupé. Leur idée : nous avons tendance à imiter le visage, la voix et la posture de ceux qui nous entourent, et à attraper ainsi leurs émotions en retour. C’est un article de synthèse, qui rassemble des preuves de plusieurs disciplines, sans avoir fait jouer une seule scène à quelqu’un.

Sigal Barsade, elle, l’a fait en 2002. Quatre-vingt-quatorze étudiants de gestion, répartis en petits groupes, devaient mener un exercice de négociation, pendant qu’un étudiant entraîné y jouait une humeur, agréable ou non, énergique ou calme. Là où l’humeur était agréable, le groupe a mieux coopéré, avec moins de conflit. Un seul acteur tenait les quatre rôles, en laboratoire : ce que ça donne autour d’une table de dîner reste à voir.

Mes huit scènes n’ont eu ni acteur, ni caméra, ni groupe témoin. Elles ont eu moi, et le souvenir de quelques soirées.

Avant de ramener chez toi l’humeur d’un autre

Écouter, sans noter

Le test regarde quatre traits de caractère à travers huit petites scènes. Il ne donne pas de note et ne pose aucun diagnostic, c’est un jeu.

Comme un soir de semaine

Tu coches une réponse, ou tu écris avec tes mots si aucune ne te va. Choisis ce que tu fais d’habitude, pas ce que tu ferais un jour de grande forme.

Ce qu’il en reste, en carte

À la fin, la Persona te demande ton e-mail pour te montrer ta carte. Elle est ensuite gardée dans ton compte.