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À Nice, Cinéroman programme Luchini en professeur de lettres que sa femme quitte le jour de sa retraite

Le 29 septembre 2026, le festival Cinéroman de Nice a projeté Demain je tombe amoureux, de Martin Provost, avec Fabrice Luchini : une comédie sur l’amour et la littérature, attendue en salle le 25 novembre.

Illustration : Reflets / Strugggl

Fabrice Luchini joue un professeur de lettres que sa femme quitte le jour de sa retraite dans Demain je tombe amoureux, le film de Martin Provost projeté le 29 septembre 2026 à Nice, au festival Cinéroman, qui annonçait pour la séance le réalisateur, l’acteur et Carole Bouquet.

La sortie en salle en France est annoncée pour le 25 novembre 2026.

Le titre promet l’amour pour demain, mais le calendrier de la distribution, lui, a choisi sa date et ne se laisse pas brusquer. Entre la séance niçoise et ce rendez-vous, le film attend.

Le film n’était pas en compétition. Cinéroman l’a rangé parmi ses vingt avant-premières, au cours d’une semaine qui s’est tenue du 28 septembre au 3 octobre 2026, avec une dernière avant-première le 4 octobre.

Émile, ou la leçon d’amour qu’il doit s’appliquer

Allociné donne le résumé suivant. Le jour de son départ à la retraite, Émile, professeur de lettres à Dieppe, donne à ses jeunes élèves un dernier cours sur la littérature et l’amour, en les encourageant à devenir « les poètes de leurs propres existences ». Rentré chez lui, il découvre que sa femme l’a quitté. Le voilà, dit la fiche, « contraint d’appliquer à lui-même ses propres préceptes ».

Trois rencontres l’aident ensuite à se réinventer. Elles ont les traits de Chiara Mastroianni (Audrey), de Carole Bouquet (Nadège) et d’Emmanuelle Devos (Laetitia), selon la distribution d’Allociné. Fabrice Luchini tient le rôle d’Émile.

Martin Provost, dont le festival rappelle Séraphine et Violette, est crédité seul du scénario par Allociné comme par Wikipédia. La production revient aux Films du kiosque, avec France 3 Cinéma, Umedia et Volapuk, la photographie à Guillaume Schiffman.

Il y a dans ce point de départ une idée simple et un peu cruelle : enseigner la patience des livres est une chose, la vivre le jour où l’on est quitté en est une autre. Le résumé s’arrête là. Ce qu’Émile fera de ses trois rencontres appartient à la salle, pas à nous.

Dieppe, un lycée prêté au cinéma

Le film a été tourné à Dieppe, la ville de son personnage. Le 9 octobre 2025, ICI Normandie rapportait que Martin Provost y tournait depuis le début de septembre, avec Fabrice Luchini, Carole Bouquet et Emmanuelle Devos, pour ce qu’elle appelle une comédie romantique.

Le lycée Jehan Ango, sur les hauteurs de la ville, a accueilli l’équipe deux jours, un mardi et un mercredi. Des lycéens des sections cinéma et audiovisuel et de l’option théâtre ont fait de la figuration. Une enseignante de français du lycée, Nathalie Lebailly, en a fait autant et dit à l’antenne avoir vécu un moment privilégié avec Fabrice Luchini, sans que l’extrait lu en dise davantage.

Le film a ensuite été présenté au festival de Locarno, en Suisse. Wikipédia, qui renvoie au site de ce festival, donne la date du 14 août 2026 pour cette première projection.

Un an environ sépare donc le tournage de Dieppe de la séance niçoise, et la salle de novembre viendra à son tour.

Un festival fait pour les histoires d’amour de papier

Cinéroman a été créé en 2019 par Nathalie et Daniel Benoin, à l’occasion du centenaire des studios de la Victorine. Il porte aujourd’hui le label du Centre national du cinéma et de l’image animée. Son idée tient en une phrase : faire dialoguer la littérature et le cinéma, et célébrer les œuvres littéraires portées à l’écran. La Ville de Nice décrit une sélection de films inspirés d’œuvres littéraires, mêlant classiques et créations contemporaines, avec des rencontres d’auteurs, de réalisateurs et de comédiens.

La huitième édition a proposé plus de soixante projections, dont huit films en compétition et vingt avant-premières, selon le compte rendu de Culturenet. Daniel Auteuil présidait le jury, entouré notamment de Danièle Thompson, fidèle du festival depuis sa création, de Bérénice Bejo, de Luàna Bajrami, de Malik Frikah et de Gaëtan Roussel.

La question posée par le festival, toujours selon Culturenet, est de savoir « comment les mots deviennent-ils des images ». Demain je tombe amoureux s’y glisse de biais. Les fiches consultées ne mentionnent aucun roman à l’origine du film, puisque Martin Provost en signe seul le scénario : le festival des adaptations a donc montré un film sur la littérature plutôt que tiré d’elle.

Le site de Cinéroman, qui parle ici de son propre programme, décrit une comédie douce-amère sur l’amour et la littérature, « le sujet même du festival ». Un festival qui décrit sa propre sélection s’accorde, on le comprend, de bonnes notes sur le choix du sujet.

La page de la Ville de Nice reprend cette formule et ajoute que le film doit refermer l’édition. Le planning du festival le place pourtant le mardi 29 septembre, à 19 h 30, au Pathé Gare du Sud, soit le deuxième jour d’une semaine qui a duré jusqu’au 3 octobre. Les deux pages ne disent pas la même chose, et seul le planning donne un jour et une salle précis.

Le livre d’abord, le film ensuite

Le festival avait ouvert, le 28 septembre 2026 à 20 h, avec l’autre sorte de film, celui qui part d’un livre. Changer l’eau des fleurs, de Jean-Pierre Jeunet, est adapté du roman de Valérie Perrin, avec Leïla Bekhti, Melvil Poupaud et Matthias Schoenaerts. Selon la page de la Ville de Nice, cette rencontre ouvre le festival sur « ce moment où un livre devient image ».

Le site de Cinéroman donne pour ce film une sortie en France le 9 décembre 2026. Parmi les autres avant-premières dont le site donne la date : Camembert et Jupiter le 18 novembre 2026, Demain je tombe amoureux le 25 novembre, puis En haut de la pile le 6 janvier 2027.

La plus proche est Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, comédie familiale d’Élie Semoun, annoncée pour le 7 octobre 2026. Ces dates sont celles que le festival publie pour la France, et le public belge, suisse ou québécois attendra celles de ses distributeurs.

Patience, donc. L’amour de Provost attendra le 25 novembre, celui de Jeunet le 9 décembre.

Ce que le palmarès a retenu

Le palmarès l’ignore, puisque la comédie de Provost n’était pas en compétition. L’Abandon, de Vincent Garenq, a remporté le prix du meilleur film, tandis qu’Emmanuelle Bercot recevait le prix de la meilleure actrice et Antoine Reinartz celui du meilleur acteur.

Le prix du jury est allé à Histoires de la nuit, de Léa Mysius. Le jury a décerné une mention spéciale à Soudain, du Japonais Ryūsuke Hamaguchi, et le prix Coup de cœur à Justin le juste, d’Éric Barbier.

Fabrice Luchini a reçu le prix Romain Gary. Selon Culturenet, il distingue une personnalité du cinéma ou de la littérature qui entretient un lien particulier avec Nice et la Côte d’Azur, du nom d’un écrivain très lié à la ville. Un acteur qui joue un amoureux des mots repart donc avec le prix d’un écrivain. La symétrie est jolie.

Michel Hazanavicius, venu présenter OSS 117 : Le Caire, nid d’espions aux côtés de Bérénice Bejo, a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière. Culturenet l’appelle prix d’honneur, ICI Azur prix du meilleur talent.

Chaque jour, les jurés ont découvert deux à trois films avant d’en parler entre eux, selon ICI Azur, qui résume leur critère en deux mots : l’émotion et la justesse. L’attention a un prix, et il se paie en heures de fauteuil.

Le 4 octobre 2026, ICI Azur a donné la parole à plusieurs d’entre eux. Gaëtan Roussel, chanteur de Louise Attaque et comédien depuis peu, dit avoir abordé l’expérience avec « beaucoup d’envie et de cœur ». Il décrit ce qu’il voit depuis la plage, la Méditerranée en arrière-plan, « un décor qui contraste avec les salles obscures ».

Ce qu’on ne sait pas encore

Le film reste à voir. Aucune critique n’a pu être lue pour ce texte : celle de Cineuropa apparaît dans les recherches, mais sa page est restée fermée à nos outils. Tout ce qui précède vient donc de fiches, d’annonces de festival et de radios, pas d’un spectateur. Les sources ne s’accordent pas sur la durée : 1 h 47 chez Allociné et sur le site du festival, 114 minutes chez Wikipédia, qui cite Locarno. La date du 25 novembre est annoncée par la société de production, selon Wikipédia. Cette fiche nomme Imagine Film Distribution pour la Belgique, Filmcoopi pour la Suisse romande et A-Z Films pour le Québec, sans date de sortie.

Sources

La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.

Persona IA générée : ni la personne de cet article, ni une personne réelle.