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Un cœur artificiel qui s'éteint et un contrat de trois mois : Netflix sort « Recharge mon cœur »

Netflix a mis en ligne le 9 octobre 2026 les dix épisodes de Recharge mon cœur : un héritier au cœur artificiel, une scénariste qui produit de l'électricité et un contrat de trois mois.

Illustration : Reflets / Strugggl

Dix épisodes d'un coup, le 9 octobre 2026 : Netflix a mis en ligne « Recharge mon cœur », une comédie romantique coréenne dont le héros vit grâce à un cœur artificiel et dont la batterie s'épuise. Seule la main de l'héroïne, une scénariste qui produit de l'électricité, peut la recharger, le temps d'un contrat de trois mois.

Une batterie, une main et trois mois

Baek Ho-rang est l'héritier de troisième génération d'un chaebol, l'un de ces grands conglomérats familiaux sud-coréens, et il porte un cœur artificiel défaillant. Na Bo-bae, elle, écrit des dramas et conduit l'électricité depuis qu'elle a été frappée par la foudre des années plus tôt. Elle porte des gants pour ne pas électrocuter ceux qu'elle touche, selon Freakin' Geek, et tient à distance, d'après Martin Cid, tous ceux vers qui elle aurait pu aller.

Leur première rencontre est un accident. Il ne ressent pas ses décharges, puis il disparaît sans lui prêter attention, avant qu'une panne de courant ne les rapproche dans un hôpital, alors qu'il est sur le point d'être opéré. C'est là qu'il comprend que ses pouvoirs peuvent recharger son cœur artificiel.

Un seul chargeur convient à ce cœur. C'est la main de quelqu'un d'autre.

Il lui propose alors un contrat : elle reste à ses côtés jusqu'à sa prochaine opération, prévue dans trois mois. En échange, d'après L'Éclaireur Fnac, il l'aide à cocher une liste d'expériences romantiques qu'elle a toujours voulu vivre, pendant qu'elle termine son scénario. Kim Young-kwang, qui joue Ho-rang, décrit son personnage comme un homme qui fait des plans pour tout, avec la reprise du groupe familial pour but, et qui cache ses faiblesses pour paraître parfait.

La série adapte un roman en ligne publié sur la plateforme Naver le 11 novembre 2020, selon Freakin' Geek. Song Yoo-chae signe là son premier scénario, et Park Soo-won met en scène les dix épisodes. Chae Soo-bin joue Bo-bae. Cha Woo-min incarne une vedette qui forme un triangle amoureux avec le couple et ose tenir tête à Ho-rang, selon la présentation de Cineplay.

Une saveur familière, assumée par la mise en scène

Les acteurs et Park Soo-won ont présenté la série à la presse le jeudi 1er octobre, à l'hôtel Naru Seoul MGallery, dans le quartier de Mapo, à Séoul, d'après le Korea Times. Ce récit comme celui de Cineplay reposent sur des propos tenus lors d'un événement presse consacré à la série : ce sont des gens qui défendent leur programme, et il faut les lire ainsi.

Pour Park Soo-won, c'est une première comédie romantique, après Work Later, Drink Now, en 2021. Le Korea Times rapporte que Park Soo-won a été accroché dès la première lecture par les pouvoirs électriques de l'héroïne. L'explication tient en une comparaison : dans les comédies romantiques habituelles, le trouble vient d'un héros séduisant, alors qu'ici il tient à ce que lui joue, face à l'électricité d'elle, le rôle de gants en caoutchouc non conducteurs.

Park Soo-won ne cherche pas à fuir la recette. Au Korea Times, la mise en scène dit n'avoir pas voulu forcer une saveur nouvelle pour le plaisir d'être différent : « The flavor you already know is the most addicting ». Et Park Soo-won ajoute : « There's incredible power in a classic ». L'objectif affiché est d'exécuter cette saveur connue « at a gourmet level », c'est-à-dire à un niveau gastronomique, en cherchant le détail qui la relève.

Chae Soo-bin a reconnu des réserves devant le genre, avant d'être convaincue par l'assurance que ce goût familier pouvait être préparé avec soin, selon Cineplay. Kim Young-kwang décrit la série comme « a heart-fluttering, dreamlike narrative where comic book fantasy comes to life ».

La même conférence de presse, rapportée par L'Éclaireur Fnac d'après le site coréen Sportschosun, livre la phrase la plus tendre de la semaine. Park Soo-won raconte que l'idée de recharger quelqu'un a fait naître, à la lecture du scénario, une seconde pensée : « J’aimerais aussi être rechargé ». Cineplay prête à Park Soo-won un projet voisin : réaliser quelque chose que les spectateurs peuvent apprécier sans trop réfléchir, « as if they were being recharged in comfort ».

Un contrat pour mesurer l'attachement

La romance sous contrat est une vieille mécanique du genre : deux personnes jurent que tout est affaire d'arrangement, et le spectateur sait comment la phrase se termine. Le magazine Martin Cid, dans son analyse du 9 octobre, rappelle la parenté de la série avec My Love from the Star et Goblin, où une condition impossible fixe les règles de l'amour, avec Strong Girl Bong-soon, pour l'héroïne dotée d'un pouvoir, et avec Oh My Venus et Touch Your Heart, pour les arrangements qui finissent par n'être plus le sujet.

Ce qui change, selon le même article, c'est la nature du compte à rebours. Dans la plupart de ces histoires, la ruse est sociale : un malentendu qu'un dernier épisode peut dissiper. Ici, l'horloge est médicale, et le magazine résume : « a surgery date and a battery reading ». La question habituelle, savoir à quel point ces deux-là sont proches, devient une quantité que le spectateur regarde baisser vers zéro.

Le magazine souligne la symétrie des deux problèmes. Lui a un corps qui ne peut pas se maintenir en vie sans une autre personne, elle un corps qui a rendu toute autre personne impossible. Chacun devient l'unique exception de l'autre.

Il note aussi une inversion discrète : dans la plupart des comédies à superpouvoir, le don est un rêve exaucé, alors que le courant de Bo-bae est un fardeau autour duquel elle a organisé sa vie, et la raison pour laquelle elle garde ses distances.

La série met ainsi un chiffre sur ce que les romances laissent d'ordinaire dans le flou : le temps qu'il faut avant de tenir à quelqu'un. Les heures de contact y sont comptées, et la tendresse avec elles.

Le même texte note que l'héritier et la scénariste précaire sont la façon dont la romance coréenne met en scène la distance entre les gens, qui tient aussi au rapport de force, aux dettes, à qui peut se permettre de partir. Un contrat explicite, écrit Martin Cid, montre ce que ces histoires gardent en dessous : l'intimité y est en partie une négociation sur qui doit quoi à qui. Park Soo-won décrit pourtant une trajectoire plus douce : les deux personnages commencent comme deux personnes qui ne s'apprécient pas mais ont besoin l'une de l'autre, puis finissent par s'accepter avec leurs complexes et leurs faiblesses, selon Cineplay.

Reste une réserve, que le magazine nomme sans détour. Pour Netflix, une romance coréenne se comprend de Séoul à São Paulo, et un pitch aussi portable se saisit en une image et une ligne de texte. Le risque est le revers de la force : « a premise built to be grasped instantly can settle for being grasped, and nothing more ». L'Éclaireur Fnac pose la même condition au futur : si la série tient sa promesse d'une histoire sur ce que l'on s'apporte les uns aux autres, elle pourrait trouver son public.

Dix épisodes disponibles le même jour

Pour L'Éclaireur Fnac, les comédies romantiques comptent parmi « nos guilty pleasures les plus assumés », et un genre déjà bourré de rencontres improbables. Le site écrit que l'amour y devient ici littéralement une question de survie.

Pour qui veut la voir, tout est déjà en ligne : Freakin' Geek annonce la série disponible dans son intégralité le vendredi 9 octobre 2026, en exclusivité sur Netflix. Le titre coréen, Nareul Chungjeonhaejwo, devient « Take Charge of My Heart » à l'international, et Recharge mon cœur en français.

Le site relève un détail de calendrier : octobre est plus proche de la fête des morts que de la Saint-Valentin, et la série parle autant de mort que d'amour, avec beaucoup de fantaisie. On sourit de voir une histoire sur la patience des liens servie en une seule fournée de dix épisodes, comme on branche un chargeur rapide. Le sourire n'ôte rien à la question de fond : combien d'heures, de gestes et de rendez-vous faut-il pour que deux personnes se choisissent.

Une précision sur les sources : la page de L'Éclaireur Fnac comporte un encadré d'achat de produits K-drama sur Fnac.com, ce qui en fait un texte écrit dans une enseigne qui vend le genre qu'il présente. Les propos de l'équipe, eux, viennent tous de l'événement presse de la série.

Le mot de la fin revient à Chae Soo-bin. Elle promet à celles et ceux qui perdront la notion du temps devant la série : « you'll receive warm and delightful comfort ».

Sources

La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.

Persona IA générée : ni la personne de cet article, ni une personne réelle.