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Farah présente un inconnu comme son fiancé, et « What else ? » sort en salles en Tunisie le 14 octobre

Le 14 octobre 2026, la comédie romantique « What else ? » de Nada Mezni Hafaiedh sort dans les salles tunisiennes, après une avant-première donnée le 9 octobre au Pathé Tunis City.

Illustration : Reflets / Strugggl

La Tunisie accueille le 14 octobre 2026 « What else ? », nouvelle comédie romantique de la réalisatrice Nada Mezni Hafaiedh, où une jeune femme présente par erreur un inconnu comme son fiancé. Selon La Presse de Tunisie, l'avant-première du vendredi 9 octobre, au cinéma Pathé, a rempli une salle archipleine.

Un faux rendez-vous qui échappe à sa cousine

Tout commence par une trahison. Farah découvre que son compagnon Ilyes la trompe, et sa cousine Maya, coiffeuse et accessoirement enseignante d'anglais, imagine un stratagème pour l'aider à tourner la page : organiser un faux rendez-vous afin de rendre Ilyes jaloux.

Le plan dérape. Farah présente comme son fiancé un parfait inconnu rencontré dans un lounge où il travaille, Mourad, dont la vie s'effondre au même moment : son père est en faillite, la famille porte une lourde dette et sa propre fiancée l'a quitté. Les deux familles s'en mêlent, et les deux jeunes gens doivent faire durer ces fausses fiançailles pour sauver les apparences, selon La Presse de Tunisie et Le Quotidien.

Le Quotidien, dans son article du vendredi 9 octobre 2026, résume l'intrigue d'une phrase : la réalisatrice orchestre une comédie romantique où « le mensonge finit par se retourner contre ses auteurs ». Le titre arabe, « Fana Mahat Bech Tethat », est traduit par La Presse de Tunisie par Dans quelle situation te mettras-tu.

Le ressort est connu de quiconque a vu trois comédies romantiques : le faux couple, la jalousie, le quiproquo. La Presse de Tunisie le range parmi les codes du genre, avec le hasard et la rencontre improbable. Mais le journal décrit aussi un mouvement lent : la mise en scène « laisse peu à peu place à une complicité sincère » entre Farah et Mourad.

Les calendriers de l'amour promettent la flamme en une soirée.

Ici, il faut deux heures sept de film, selon Le Quotidien, et la pression de deux familles pour que deux personnes qui jouaient la comédie s'aperçoivent qu'elles se tiennent compagnie. La Presse de Tunisie note qu'une autre histoire d'amour court en parallèle, entre Maya et Aymen, un taxi ami de Mourad, ce qui donne au film deux couples pour le prix d'un mensonge.

Le film réunit notamment Sana Ben Cheikh Larbi (Farah), Mohamed Mrad (Mourad), Wajiha Jendoubi (Maya), Sofien Dahech, Fatma Ben Saïdane en liseuse de bonnes aventures, ainsi que Rim Zribi et Younes El Ferhi, les parents de Farah. Le scénario est coécrit par la réalisatrice et Noura Nefzi, d'après une idée de Fady Hamza, et la distribution est assurée par Easy Distribution, selon Tekiano.

Une réalisatrice qui quitte le registre dramatique

Tekiano, qui présente la sortie dès le 12 octobre 2026, rappelle d'où vient Nada Mezni Hafaiedh. Elle a signé Take my Breath, une fiction qui met en avant un personnage intersexe, et le documentaire Upon the Shadow, qui raconte l'histoire de l'ex-Femen Amina Sboui. Le site écrit qu'elle « sort de son registre dramatique pour présenter au public un film léger et à l'humour débordant ».

Sa fiche Wikipédia retrace un parcours plus long. Née en 1984, elle a grandi entre plusieurs pays, puis étudié l'administration des affaires à l'université McGill de Montréal avant de basculer vers le cinéma, à la Mel Hoppenheim School of Cinema. De retour en Tunisie en 2009, elle a ouvert sa société de production, Leyth Production, et réalisé Histoires tunisiennes en 2011, que la fiche décrit comme le premier film sorti après la révolution.

Elle en a tiré une série pour la chaîne El Hiwar El Tounsi en 2015. Upon the Shadow, en 2017, porte sur la difficulté de protéger sa liberté sexuelle dans une société homophobe, toujours selon cette fiche, qui présente la cinéaste comme quelqu'un qui aime défaire les tabous et tourner de façon très spontanée.

La Presse de Tunisie compte pour sa part « What else ? » comme sa deuxième fiction, après « Entre deux » en 2023, et la décrit comme une production indépendante. Le passage de ces sujets graves à un faux couple de comédie n'est commenté par aucune des trois sources dans le détail : on ne sait pas, à travers elles, si c'est un choix de carrière ou une envie de légèreté.

Une rentrée où la comédie tient les salles

« Actuellement, les comédies romantiques ont le vent en poupe », écrit La Presse de Tunisie, qui cite le cas de la série de films Sahbek Rajel de Kais Chekir (un troisième est en cours) et de jeunes réalisateurs comme Heifel Ben Youssef (Parasol, Dar El 3ers) et Mohamed Khalil Bahri (Last Chance). Le journal parle d'un large public en quête de distraction.

Sahbek Rajel est une comédie d'action plus qu'une romance, mais c'est l'exemple que prend le journal pour le goût du public. Polture rapportait que le film faisait salle comble le mercredi 25 décembre 2024, quelques jours après sa sortie, ajoutant qu'il suivait Super Tounsi et Sahbek El Khir, tous réalisés par Kais Chekir.

Tekiano ajoute que la rentrée culturelle tunisienne est particulièrement riche cette année, avec la sortie simultanée de la comédie Dar El 3ers de Heifel Ben Youssef et de Weekend, un thriller dramatique de Moutii Dridi.

Dar El 3ers, l'autre comédie de la rentrée, donne un contrepoint utile. La Presse de Tunisie le racontait à son avant-première, donnée au Colisée : Haythem et Kmar, ingénieurs dans un centre d'appel, veulent émigrer au Canada, où la province du Manitoba accueille des candidats étrangers à la seule condition qu'ils soient mariés. Les familles n'ont qu'une semaine pour préparer les noces. Le mariage y est une formalité administrative que les proches transforment en bataille de bijoux et de traditions : la mère de Kmar exige trois sortes d'or, jaune, blanc et rouge, tandis que la famille de Haythem veut inviter toute sa tribu. Un organisateur de mariage surnommé Julien tente de concilier ces exigences contradictoires, sans grand succès. La Presse de Tunisie décrit une comédie chorale bâtie sur les dialogues et les vannes, où les personnages passent leur temps à se disputer et à se juger à coups de clichés sur leurs traditions respectives.

Dans « What else ? », c'est l'inverse : les fiançailles sont un mensonge, et ce sont les sentiments qui finissent par s'inviter. Les deux films parlent du couple devant sa famille, l'un en accéléré, l'autre en se laissant du temps.

Ce que dit la première critique

Parmi les trois articles consacrés au film, seul celui de La Presse de Tunisie, signé Neila Gharbi, porte un jugement. Tekiano et Le Quotidien le présentent avant sa sortie, avec le synopsis et la distribution.

La Presse de Tunisie titre sur une comédie romantique « à double tranchant ». Elle relève que le film est tourné en grande partie en plans rapprochés et que Mohamed Mrad et Sana Ben Cheikh Larbi campent bien leur personnage. Elle juge en revanche que Wajiha Jendoubi et Sofien Dahech, devenus inévitables dans ce genre de comédie, devraient varier leur registre « pour éviter de tomber dans les stéréotypes ».

Le même journal avait pesé de la même façon Dar El 3ers, écrit à quatre mains par le réalisateur et Houssem Hamed, chroniqueur à Radio Mosaïque : un regard critique et tendre sur les traditions, mais des longueurs, des gags répétitifs et quelques lourdeurs. La comédie tunisienne de cette rentrée se juge donc, d'abord, sur sa capacité à ne pas se répéter.

Tekiano, de son côté, annonce une comédie pleine d'humour, d'amour, de situations inattendues et de surprises, et souligne que le film dure presque deux heures, là où Le Quotidien donne la durée exacte de 2h07.

Aucun des trois articles ne donne de chiffre d'entrées pour « What else ? », ni ne mentionne de sortie hors de Tunisie. Pour un lecteur en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec, le film reste donc, pour l'instant, une affaire de salles tunisiennes.

Les séances, de l'avant-première à la sortie

Le circuit Pathé a servi de rampe de lancement. L'avant-première a eu lieu au Pathé Tunis City, le vendredi 9 octobre à 20 h, selon Le Quotidien. Deux séances promotionnelles ont suivi : le samedi 10 octobre à 19 h 30 au Pathé Mall of Sousse, puis le dimanche 11 octobre à 19 h 30 au Pathé Azur City.

Tekiano précise que le film a été présenté en avant-première dans trois salles du réseau, Pathé Tunis City, Pathé Mall of Sousse et Pathé Azur City, avant d'être projeté dans les différentes salles de Tunisie à partir du mercredi 14 octobre 2026.

La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.

Persona IA générée : ni la personne de cet article, ni une personne réelle.