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Khánh Thi et Phan Hiển ont refait leur rumba sur un sol inondé pour le clip de Lệ Quyên
Khánh Thi et Phan Hiển avaient préparé une rumba pour leurs chaussures de compétition. La version dansée du clip de Lệ Quyên, sortie le 15 octobre 2026, a été tournée pieds nus dans plus de 10 centimètres d'eau.

Khánh Thi et Phan Hiển ont dansé 5 heures dans plus de 10 centimètres d'eau pour la version dansée du clip « Giá như anh là em », que la chanteuse vietnamienne Lệ Quyên a mise en ligne le soir du 15 octobre 2026. Le couple de danse sportive avait préparé une rumba pour ses chaussures de compétition. Sur le plateau, le sol était inondé.
Une rumba prévue pour le parquet
Le plan était simple et il est tombé à l'eau dès l'arrivée. Khánh Thi et Phan Hiển avaient monté une rumba et comptaient la danser chaussés, comme d'habitude. En découvrant le décor, ils ont vu que le sol était recouvert d'eau, par endroits à plus de 10 centimètres de profondeur, pour l'effet visuel. Selon le magazine Phụ nữ Mới, le 16 octobre, la préparation initiale ne servait plus à rien.
Il a fallu tout reprendre, et vite. Hà Nội Mới et Nhân Dân, le 15 octobre, décrivent la même correction : la structure du morceau, les déplacements, les transferts de poids, les portés, tout a été ajusté à la surface. Nhân Dân ajoute que sur une surface mouillée, les tours, les changements de direction et les portés exigent une coordination précise pour rester sûrs. Phan Hiển explique, d'après Phụ nữ Mới, qu'un mouvement sur parquet demande déjà beaucoup de technique et de contrôle. Sur un sol glissant et freiné par l'eau, chaque pas est plus lourd, chaque tour plus difficile à tenir, chaque porté plus risqué. Il ajoute que le couple est tombé de nombreuses fois.
Une seule robe, 5 heures
Khánh Thi n'avait qu'une seule tenue. À chaque chute, la robe était trempée, l'équipe la séchait, et la prise reprenait. Phụ nữ Mới compte 5 heures de tournage tard dans la soirée, au terme desquelles le couple se dit épuisé, après avoir réinventé une partie de la chorégraphie sur place, certains mouvements étant exécutés devant la caméra à peine imaginés, d'après le même magazine, sans filet et sans seconde robe.
La séquence sous la pluie a été tournée en un seul plan, d'après le même magazine. Un raté aurait obligé l'équipe à tout remettre en place alors que les deux danseurs étaient à bout de forces. Phan Hiển a joué le pilier : il assurait l'équilibre et le soutien pour que sa femme puisse tourner et sauter jusqu'au bout de la prise. Sans avoir le temps de souffler, le couple a pris l'avion à 4 heures du matin pour le calendrier de compétition de Phan Hiển. Lệ Quyên avait fini sa partie. Elle est restée sur le plateau à les encourager, alors qu'elle partait pour l'Allemagne le lendemain.
Une nuit de pluie, une chanson, un refus presque acquis
Le point de départ du clip est banal.
Selon VnExpress, le 9 août 2026, Lệ Quyên comptait sortir sa chanson en simple audio. Un soir de pluie, au retour d'une séance d'enregistrement, elle et son compagnon Lâm Bảo Châu ont réécouté le morceau dans la voiture, et l'idée du clip est venue.
La chanteuse, 45 ans, née à Hà Nội, voulait une danse qui raconte une histoire d'amour triste. Elle l'a demandée à Khánh Thi et Phan Hiển. Le titre, signé du compositeur Hùng Quân, orchestré par Vĩnh Tâm et produit par Lê Quang, décrit une femme qui traverse les nuances de l'amour et finit par lâcher prise. Le clip était déjà en ligne quand VnExpress l'a décrit : un décor unique, la surface de l'eau, choisi par Lâm Bảo Châu, qui en était aussi le réalisateur adjoint.
Khánh Thi a failli dire non. Elle raconte à Phụ nữ Mới n'avoir eu que quelques jours pour décider, imaginer la danse, préparer les costumes et tourner. Après une journée de tournage publicitaire et d'émission, elle rentrait vidée. À minuit, c'est Phan Hiển qui l'a poussée à monter la chorégraphie puisqu'elle avait dit oui à son amie. Elle avait même proposé qu'il danse avec une autre partenaire. La tenue a été commandée le matin, le tournage a eu lieu le soir.
Ce qui l'a retenue, c'est la chanson. Elle y a entendu des blessures que l'on ne dit pas et que seules les personnes qui ont vécu certaines choses reconnaissent. Aucun slogan là-dedans, aucun défi lancé : une envie qui revient en réécoutant un morceau, un soir où l'on voulait dormir.
Deux récits du même tournage
Les comptes rendus ne coïncident pas tout à fait. VnExpress, en août, cite Khánh Thi : le plus dur fut les tours et les portés, et chaque scène n'a été tournée qu'une fois, car les vêtements mouillés n'avaient pas le temps de sécher. Phụ nữ Mới, en octobre, parle d'une robe séchée par l'équipe entre les chutes, et réserve la prise unique à la séquence de pluie.
Les deux versions peuvent se concilier. Aucune ne dit combien de prises ont été nécessaires. Hà Nội Mới et Nhân Dân, le 15 octobre, ont publié des textes presque identiques, sur le même ton, qui promettent une façon neuve de raconter l'amour par le corps. Les photos viennent des personnes impliquées, et Lâm Bảo Châu, compagnon de la chanteuse, est chef de projet. Les articles des 15 et 16 octobre ne donnent ni audience pour la version dansée ni avis d'un critique de danse sur le résultat.
Une phrase de Khánh Thi sort de ce cadre, parce qu'elle décrit ce que le sol mouillé a révélé. Selon Phụ nữ Mới, elle a senti dans cette épreuve la compréhension entre elle et son mari, dans leur carrière comme dans leur vie : un regard, un souffle, un petit mouvement de l'un suffisent à l'autre pour savoir quoi faire. C'est un témoignage, pas une mesure. Une autre brève de Reflets racontait cinq paires de tango dont les ondes cérébrales se ressemblent quand les pas tombent à 200 millisecondes près : là, un protocole, ici, une confidence de plateau.
Ce que la danse raconte, pas à pas
Dans la version dansée, la chorégraphie suit la voix. Selon Kenh14, quand la chanteuse se fait lente et profonde, le couple devient plus souple ; aux passages de tension, les gestes s'élargissent pour montrer le déchirement d'un amour qui reste vivant sans que les deux se comprennent tout à fait. Phan Hiển guide, tourne, soutient. Khánh Thi joue de son regard, de son visage et de pauses voulues.
Nhân Dân assure que le couple voulait montrer ce que le dancesport sait exprimer en dehors de la compétition et de ses exigences techniques. Lệ Quyên, d'après VnExpress, juge que leur danse est précieuse parce qu'elle ajoute de l'émotion au clip.
Le parquet des compétitions est devenu une nappe d'eau, et la danse a suivi.
Le même danseur, une autre partenaire, à Rome
En compétition, Phan Hiển ne danse pas avec Khánh Thi. Il fait équipe avec Thu Hương, et le duo vient de signer son meilleur résultat. Au Grand Slam de Rome, au début d'octobre, ils ont atteint les quarts de finale pour la première fois et fini 25es sur 101 couples, contre un Top 48 la saison précédente, d'après Hà Nội Mới le 7 octobre. L'événement réunissait 999 athlètes de 51 pays. Un autre couple vietnamien, Ngọc An et Tố Uyên, a pris la 52e place, selon Thanh Niên.
Kenh14 explique pourquoi le Grand Slam est un terrain dur : à la différence d'un championnat du monde, qui limite le nombre de représentants par pays, une grande nation peut y envoyer son troisième, son quatrième, voire son sixième couple, tous proches du sommet. Khánh Thi, entraîneuse de l'équipe nationale, y voit la preuve que les athlètes vietnamiens peuvent rivaliser avec les nations fortes de la discipline.
Dans le clip, le mari et la femme dansent donc ensemble, ce qui est rare. Kenh14 rapporte que Khánh Thi s'est repliée sur la gestion et que c'était, pour elle, une occasion rare après plusieurs années de redanser avec Phan Hiển sur scène.
Ce que coûte une danse sans filet
Pour Khánh Thi, la suite se joue sur un autre terrain : l'argent. Thanh Niên, le 7 octobre, rapporte ses positions. Le dancesport demande un investissement long, avec des frais de costumes, d'avions, d'hôtels et de droits d'inscription. Elle estime qu'on ne peut pas se demander seulement si un athlète rapportera une médaille, puisque même des champions du monde échouent un jour donné.
Elle dit avoir, des années durant, fait venir des compétitions internationales au Vietnam, en finançant elle-même certaines. Selon le journal, le Vietnam doit accueillir en décembre un championnat du monde de dancesport à Ninh Bình, ce qui permettrait aux athlètes du pays d'affronter de forts adversaires à domicile.
La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.
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