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À 77 ans, il pelle la terre de la maison-conteneur de sa fille, 1 milliard de dongs au total

Trương Quỳnh Mai et son mari estiment à environ 1 milliard de dongs leur maison-conteneur de week-end près de Hanoï, bâtie sur 368 m² de terrain reçu de parents, avec l'aide de trois générations.

À 77 ans, il pelle la terre de la maison-conteneur de sa fille, 1 milliard de dongs au total
Illustration : Reflets / Strugggl

Chaque vendredi après-midi, Trương Quỳnh Mai, née en 1991, récupère ses deux fils à la sortie de l'école et roule une heure depuis Hanoï jusqu'à une maison faite de deux conteneurs, posée dans un jardin de 368 m². Le 23 octobre 2026, le site VietNamNet a publié son portrait : avec son mari, elle estime à environ 1 milliard de dongs ce que leur coin de campagne a coûté jusqu'ici.

Un terrain reçu en 2024, un Tết à tenir

En 2024, des parents donnent au couple un terrain de 368 m² dans le village de la famille, en périphérie de Hanoï. Mai, qui vit avec sa famille dans un appartement du quartier de Thanh Xuân, rêvait depuis longtemps d'une petite maison à l'extérieur de la ville, où se reposer et jardiner le week-end.

Le plan de départ était modeste : un abri pour dormir sur place. Pour être dans la maison neuve au moment du Tết 2025, le Nouvel An lunaire, le couple renonce à la construction traditionnelle et commande deux conteneurs. Mai avait dormi dans un hôtel fait de conteneurs lors d'un voyage, et le style lui était resté.

Les deux caissons de 18 m² chacun sont assemblés en équerre et forment une maison de 36 m². Entre la commande, le transport et la pose, il s'écoule environ 30 jours, pour un coût d'environ 400 millions de dongs. À l'intérieur : deux chambres, une pièce à usages multiples, un lave-vaisselle et une baignoire.

Un chantier qui s'est écrit visite après visite

Le couple n'avait pas mis de côté une grosse somme pour tout faire d'un coup. Il a avancé par étapes, selon les besoins et l'argent disponible, et ajouté un salon, une cuisine, un cellier, des toilettes extérieures et une pièce vitrée ouverte sur le jardin. Les espaces de vie atteignent aujourd'hui environ 90 m².

Mai raconte que l'envie arrivait à chaque trajet : ici une cuisine, là des légumes en plus, puis quelques poules de plus. Le budget a suivi les envies, jusqu'à un total d'environ 1 milliard de dongs pour la maison et le jardin. Les deux conteneurs, posés en un mois, n'ont couvert que la première étape ; le reste s'est ajouté au rythme des week-ends.

Le chiffre vient du couple lui-même, rapporté par VietNamNet sans facture ni détail poste par poste. Les deux époux, précise l'article, tiennent une activité de matériaux d'aménagement intérieur et extérieur, et la vidéo comme les photos de la maison sont créditées à « Mẹ của Tí và Ú ».

Ce que la facture ne dit pas

Le père de Mai a 77 ans. Il vient encore avec ses enfants et petits-enfants pour pelleter la terre, gâcher le mortier et travailler au jardin, ce qui, selon l'article, épargne la main-d'œuvre qu'il aurait fallu payer. Les parents de son mari ont beaucoup aidé pendant les travaux et passent encore souvent surveiller la maison et le potager.

Le frère aîné de son mari a monté les planches de légumes et le barbecue. Mai en tire une phrase simple : la maison est pleine de l'affection de toute la famille. Les grands-parents paternels habitent à 200 mètres, et les deux garçons y vont jouer l'après-midi.

L'article ne dit pas si ces journées de travail figurent dans le milliard de dongs. Elles font pourtant partie de ce que la maison a coûté, et de ce qu'elle a reçu. Un cadeau de terrain, des bras prêtés, un barbecue offert : la facture ne retient que ce qui s'est payé.

Le milliard de dongs a trois générations derrière lui.

On retrouve le même partage dans un autre portrait du même média, daté du 19 mars 2026. Chị Diệu Linh, née en 1994, et son mari ont dressé à une trentaine de kilomètres du centre de Hanoï une maison de 110 m² à quatre chambres, à partir de deux conteneurs frigorifiques d'occasion, sur un terrain de la famille du mari. Le beau-père et le beau-frère ont aidé à presque toutes les étapes.

Faute de modèles dans les environs, le couple a tout appris sur internet et dessiné lui-même sa maison, posée sur des poteaux d'acier coulés dans le béton, à environ un mètre du sol. Le mari a calculé la mise à la terre et le paratonnerre. Le coût annoncé est d'environ 300 millions de dongs, dont 200 millions pour le gros œuvre, électricité et eau comprises, pour un chantier lancé en mai 2025 et fini après trois mois. Il voulait aussi pouvoir démonter la maison et la revendre un jour. Linh range la chaleur et le mauvais isolement phonique parmi les défauts habituels de ce type de maison. Elle juge le bruit extérieur bien étouffé chez elle, mais la protection contre la chaleur attend encore, faute de moyens.

La ville en semaine, le potager le week-end

Du lundi au vendredi, la famille travaille et étudie au centre de Hanoï. Le week-end, elle monte à la maison. Mai y garde presque tous les vêtements et ustensiles dont la famille a besoin, pour ne pas faire de valise. Il suffit d'arriver.

Son mari, Chức, se lève tôt pour nourrir les poules, soigner les plantes et balayer le jardin. Mai prépare le petit déjeuner, puis chacun s'attelle à ce qu'il préfère. L'aîné arrache les mauvaises herbes, balaie les allées et nettoie le poulailler. Le cadet, encore petit, court dans l'espace. L'après-midi, quand les travaux du matin sont faits et que le soleil tombe sur les planches de légumes, les frères lisent, jouent au football ou vont chez leurs grands-parents. Ils ne regardent presque pas la télévision.

À table, des légumes de saison que Mai dit cultiver sans engrais chimique ni pesticide, des œufs et un peu de viande de poule. Les poules pondent chaque jour. Les goyaviers, les pommiers-cannelle, les pommiers et les citronniers commencent à donner des fruits.

Elle ne présente pas le week-end comme du repos. Il lui arrive d'être plus occupée qu'en ville, entre les plantes et le ménage de la maison. Pourtant, dit-elle, elle a la tête plus légère. Les garçons, ajoute-t-elle, apprennent des gestes concrets en plantant, en soignant les bêtes et en aidant à la maison, et le week-end reste sans cours supplémentaires. Au bout de près de deux ans de ce rythme, ses plaisirs ont changé : elle aimait faire les boutiques et voyager, et il lui suffit désormais de cueillir des légumes, de ramasser quelques œufs ou de regarder le jardin.

Savourer ensemble : ce que mesure une enquête américaine

Aucune étude n'a mesuré les week-ends de cette famille. Une enquête de l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign s'est intéressée à ce qui s'en rapproche : le fait de savourer à deux des moments agréables. Noah Larsen, Allen Barton et Brian Ogolsky ont interrogé en ligne 589 adultes. L'étude est parue dans la revue Contemporary Family Therapy, et le communiqué de l'université est repris par ScienceDaily le 14 février 2026.

Les participants faisaient partie d'un projet plus large sur la résilience des relations amoureuses. Les personnes qui disent savourer davantage avec leur partenaire déclarent moins de conflits, plus de satisfaction dans la relation et plus de confiance dans l'avenir. Chez les couples très stressés, cette habitude servirait de tampon, selon Larsen. Il conseille de trouver du temps, ne serait-ce qu'une fois par semaine, pour ralentir, être présent et parler des bons moments, par exemple en dînant ensemble.

Les limites tiennent à l'échantillon : plus de 85 % de personnes mariées, environ 39 ans en moyenne, plus de 85 % de personnes blanches, et des partenaires qui n'ont pas répondu. Ce sont des réponses déclarées dans une enquête, pas un essai : elles relient savourer et être heureux à deux, sans dire lequel entraîne l'autre.

Et en France ?

La maison de campagne n'a rien d'exotique pour des lecteurs français. Au 1er janvier 2025, l'Insee compte 3,8 millions de résidences secondaires et de logements occasionnels, soit 9,8 % du parc de logements. La part se stabilise depuis 2017, alors qu'elle avait diminué régulièrement entre 1990 et 2011. Les résidences principales, elles, pèsent 82,5 % du parc, soit 31,7 millions de logements.

La famille de Mai ne se décrit pas comme propriétaire d'une résidence secondaire : sa maison est un lieu de week-end, à une heure de route, bâti par morceaux sur un terrain familial, avec une récolte au bout. Elle n'a pas encore l'intention de quitter la ville pour s'y installer. Hanoï reste, dit Mai, le lieu du travail et de l'école, et elle estime qu'il n'est pas nécessaire de choisir entre la ville et la campagne.

Sources

Rencontrer une femme épicurienne

La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.

Persona IA générée : ni la personne de cet article, ni une personne réelle.