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Passée par un trio chinois et par Londres, la Thaïlandaise pami publie «loser» le 30 septembre 2026

Le 30 septembre 2026, la chanteuse thaïlandaise pami a publié loser, un single sur une relation dont elle sait qu'elle devrait partir. Elle y arrive après un trio pop chinois, des études à Londres et un label de Bangkok.

Illustration : Reflets / Strugggl

La chanteuse thaïlandaise pami a publié loser le 30 septembre 2026 chez JUICEY, son label de Bangkok, selon la fiche Apple Music du single. Le magazine américain The FADER lui a consacré le 6 octobre 2026 un entretien par courriel, dans sa série The Opener. Elle y retrace un parcours qui va de la télé-réalité chinoise aux cours de production musicale à Londres.

Un single sur l'envie de rester

loser est co-écrit avec l'Australienne Jett Blyton et produit par Maribelle, d'après Verge, un magazine britannique. La chanson décrit une relation sans engagement : des appels qui ne laissent aucune trace écrite, des amis tenus dans l'ignorance, un partenaire qui prévient d'avance qu'il pourrait faire du mal. La narratrice excuse pourtant tout, et le texte revient sur un aveu, celui de se sentir « loser whenever I'm alone ».

ASBO Magazine, dans un article du 2 octobre 2026, résume la logique de la chanson en une phrase : « Being wanted, however inconsistently, can feel a lot easier than facing the quiet. » Verge ajoute que la chanson ne propose pas de sortie héroïque. Savoir qu'une personne ne vous convient pas ne rend pas le départ plus facile, écrit le magazine.

Le FADER trouve la plume de pami plus mordante que sur son premier album, et date la sortie de loser de la semaine précédant son article.

Actrice, trio pop chinois, puis cours à Londres

Le parcours de pami n'a rien d'une ligne droite. D'après le FADER, elle débute dans l'industrie du divertissement thaïlandaise comme actrice et chanteuse, avant de percer dans la pop chinoise par l'émission de télé-réalité The Coming One. Elle fait ensuite brièvement partie du trio pop chinois SiS, un groupe qui s'éteint au bout de quelques années. De retour en Thaïlande, elle ne sait plus si elle continuera la musique. EnVi Media précise qu'elle avait signé avec l'agence MBO pour devenir actrice. Elle situe le début de sa carrière musicale après ses 21 ans, puis part en Chine, où elle comprend qu'elle veut s'impliquer davantage dans la production.

Elle est née à Hat Yai, dans le sud de la Thaïlande, où elle a vécu environ sept ans, puis a grandi onze ans à Phuket, dit-elle au FADER. Sa première mémoire de chanteuse, raconte-t-elle à EnVi, est celle d'un enfant de quatre ans qui reprend des génériques d'animés japonais malgré la barrière de la langue.

Elle part ensuite étudier la production musicale à Londres. Gracie Abrams, qu'elle présente au FADER comme son artiste préférée de tous les temps, l'y accompagne : le premier album qu'elle a acheté est Good Riddance, qu'elle écoutait chaque jour. Elle raconte avoir pleuré au concert de l'Américaine à Bangkok, en pouvant chanter tous les titres.

À Londres, elle découvre le logiciel Logic pour la première fois et se rend compte qu'il lui manque les bases. « I didn’t know I needed music theory until my professor told me », dit-elle à EnVi, avant de décrire la théorie comme « mathematics, but artistic and creative ». C'est à Londres aussi qu'elle polit son style actuel, avec le single en anglais covent garden en 2024, selon le FADER, puis qu'elle rejoint JUICEY, label de Bangkok où figurent aussi James Alyn et Telex Telexs.

Interrogée par le Daily Tribune, un quotidien philippin, elle donne le fond de ce virage. Avant d'écrire elle-même, elle pensait que tout tenait à l'image : « Before, I thought it was just about the image and everything. » Elle dit n'avoir alors guère aimé ce travail. Elle ajoute qu'elle a souffert de problèmes psychologiques à cause de la musique et qu'elle s'en est aussi sortie grâce à elle : « I suffered from mental issues before because of music, but I also got through it because of music, too. »

Douze millions d'écoutes, sans méthode donnée

Les chiffres de sa carrière viennent de deux textes très proches. Verge et ASBO Magazine rapportent tous deux que pami a franchi 12 millions d'écoutes dans le monde et réuni une communauté de plus de 500 000 personnes sur les réseaux. Ils la disent aussi retenue par les programmes Spotify RADAR et Apple Music Up Next, et lauréate du prix Best Alter Asian Artist aux Tokyo Alter Music Awards en 2025.

Les deux textes reprennent ces chiffres presque dans les mêmes termes, sans dire qui les a comptés ni sur quelle période. Aucune mesure indépendante n'est citée.

En 2026, elle a reçu le prix Best Hidden Gem Artist of the Year aux TOTY Awards, d'après Verge, ASBO et le Daily Tribune. Elle a aussi joué au festival LaLaLa, en Indonésie. EnVi dresse la liste de ses scènes : Thaïlande, Japon, Chine, Corée du Sud, Taïwan et Indonésie.

Sa discographie suit un rythme régulier. Un premier EP de six titres paraît en 2024 chez JUICEY, l'album puffette en 2025, puis des singles en 2026 : cry jar, all in et loser. Le FADER relie son ascension récente à ses clips très colorés et à la croissance de la musique indépendante thaïlandaise, sans donner de chiffre pour cette dernière.

Écrire en camp, loin de sa chambre

Chez pami, un titre commence sur le papier. Elle écrit sur un carnet, en poèmes et en fragments qu'elle appelle « word vomit », raconte-t-elle à EnVi, et les paroles viennent avant la mélodie. Quand elle a les mots en tête, dit-elle, elle sait comment la mélodie ira. Raconter l'histoire compte.

cry jar, publié le 18 mars 2026 selon le site thaïlandais Siamnewsline, a été écrit lors d'un camp d'écriture en Australie organisé par Concord. Elle explique au Daily Tribune que c'est le premier titre qu'elle a écrit avec des producteurs étrangers, elle qui écrit d'habitude seule dans sa chambre. EnVi précise qu'elle y travaillait chaque jour avec quatre à cinq producteurs et que la chanson a été terminée en une journée.

Le refrain est volontairement sec : « I need some compensation for the way that you’re behaving », chante-t-elle. Le FADER rapporte que beaucoup y ont entendu une histoire d'intérêt, ce qu'elle corrige. Il s'agit selon elle d'une blague sur une relation arrivée au point où l'on ne sait plus la réparer, et où l'on demande à son partenaire une sortie facile.

loser est né du même type de séance : le site The Sun indique que le titre commence dans un camp d'écriture en Australie.

Ce que décide le label, ce que décide l'artiste

pami ne se présente pas comme une interprète livrée à son label. Elle se dit « content creator and producer », puis se reprend en plaisantant : elle n'a pas assez d'argent pour être productrice. EnVi rapporte que la direction artistique se partage à peu près à égalité entre elle et JUICEY, et que son idée est de ressembler à la voisine, proche et très colorée, avec des clips pleins de nature.

L'entretien du FADER, mené par courriel, donne une image plus intime. À la question de la pire recommandation reçue, elle cite la formule de sa sœur : « To think that being successful is the best revenge ». Elle précise que sa sœur et elle y croyaient quand elles étaient jeunes, sous la pression et la compétition qui régnaient dans leur famille, et qu'elles se disent aujourd'hui libres de cette idée.

Le meilleur conseil, venu de la même sœur, tient en peu de mots. Elle lui a dit d'apprendre et de continuer ce qu'elle aime : « Knowledge is the most important thing that helps me survive, and consistency is what will help me grow ».

L'entretien reste léger. Le FADER demande ce que pami a acheté pour 100 dollars ou moins, et elle répond une mélodica à 5 dollars, qu'elle joue dans cry jar.

Une tournée en Chine, un deuxième album sans date

Verge annonce pour septembre une tournée en tête d'affiche en Corée du Sud, au Japon et en Chine. Dans l'entretien du FADER, daté du 6 octobre 2026, pami dit être en tournée en Chine au moment où elle répond, et sa dernière note sur son téléphone est la liste de ce qu'il faut emporter, car elle oublie facilement des choses.

Le FADER ne donne ni titre ni date pour le deuxième album. Il dit seulement que, selon ce que laisse entendre l'artiste, les nouveaux singles en font partie.

Dans l'entretien d'EnVi, elle avait déjà cité Coachella et un Grammy parmi ses rêves. Elle y disait aussi qu'elle devait travailler son anglais et qu'elle avait des fans aux États-Unis qu'elle aimerait rencontrer.

Reste son ambition, que le FADER lui demande de situer en termes de célébrité idéale. Elle répond vouloir faire entendre sa musique partout dans le monde et jouer dans de grands festivals, avant de se demander si c'est trop. Puis elle tranche : « if I don’t dream big, then what’s the fun of doing all of this ».

Sources

La version audio de cet article est lue par une voix de synthèse générée par IA.

Persona IA générée : ni la personne de cet article, ni une personne réelle.